Un cabinet de curiosités sous un globe de mariées

Très populaires entre la fin du 19 éme et le début du 20 éme siècle, les globes de mariées étaient offerts par la mère ou la marraine de la mariée.

Composé d’un globe en verre et d’un socle en bois, ce bel objet était en fait l’endroit où l’on mettait les souvenirs de toute une vie commune. Le lendemain du mariage, la jeune femme y déposait sa couronne de fleurs d’oranger (signe de virginité) puis elle y ajoutait d’autres souvenirs au fur et à mesure de sa vie. Photos, carnets de bal, médailles, mèches de cheveux.

Le globe des mariées reflétait la vie du couple et plus particulièrement de la femme. Un collier de perle était signe de maturité et un angelot signifiait un enfant parti trop tôt.

Le globe était souvent composé d’un coussin de velours rouge sur lequel on posait la couronne de la mariée et d’un petit miroir dont la forme (rectangle, triangle, ovale ou losange) avait une signification propre.

C’était toute l’histoire d’une famille et d’une vie qui s’affichait sous ce globe.

Longtemps considérés comme un vieil objet poussiéreux, les globes de mariés sont redevenus à la mode.

Et même si c’est assez difficile d’en trouver avec tout leurs souvenirs, le globe, le socle en bois et parfois le coussin et le miroir sont encore facile à acquérir. La qualité et le prix de l’objet vont de pair mais ne compter pas sur moins de 200 € pour un globe en bon état.

Le retour des cabinets de curiosités dans les maisons ont permis de redécouvrir ces beaux objets. Les globes servant de vitrines pour exposer des objets ou des collections. Plusieurs globes posés sur un meuble peuvent créer un très bel univers original et créatif.

Si vous en dénichez un sur une brocante, n’hésitez pas à l’acquérir. Vous lui trouverez sans aucun doute une place dans votre foyer.

Un Joli vase pour une belle déco

Il existe depuis très longtemps, depuis le début des premières poteries. Il n’a  cessé d’évoluer en forme, en couleur et en matière pour plaire à tous.

Le vase, cet objet qui va de la simplicité la plus humble au raffinement le plus extrême, est autant un contenant qu’un objet de décoration.

Les premiers vases n’étaient pas utilisés pour mettre des fleurs, ils étaient avant tout de beaux objets de décoration. Certains étaient immenses, très hauts, très larges, pour meubler une entrée ou servir de déco monumental  prés d’un escalier. Considérés comme des sculptures, ils étaient travaillés comme des œuvres d’art et donc  de très grandes qualités. On en trouve aujourd’hui à des prix faramineux qui atteignent des sommets lors de vente aux enchères.

Pas la peine d’aller aussi haut pour commencer une collection de vases. Le plus compliqué étant de choisir le type de vase que vous préférez collectionner. Les vases en opaline, ceux en cristal à moins que vous ne jetiez votre dévolu sur les vases en céramique.

Vous pouvez aussi vous offrir un vase sans vouloir à tout prix commencer une collection. Juste parce que vous le trouvez beau, à votre gout et que vous désirer le voir chez vous. Rappelez-vous qu’un beau vase se suffit à lui-même. Notez qu’il est très facile de changer de déco rien qu’en changeant de vase. A assortir à vos rideaux, vos plaids, vos tapis…. et c’est nouvelle ambiance garantie.

On essaye le Punch Needle…

Le Punch Needle, encore un  nom anglais qui peut vous paraître un peu bizarre. Et pourtant, si vous vous intéressez, même un tout petit peu, à la déco des années 70 – 80, vous avez forcément vu des tapis fabriqués façon Punch Needle.

Mais oui, souvenez-vous, ces gros tapis épais, merveilleusement doux et moelleux qui réchauffaient nos petits pieds en hiver. Un pur bonheur de douceur.

Rien de bien nouveau, me direz-vous ! Depuis quelques années, les arts du fil et de l’aiguille ont retrouvé la place qu’ils méritaient. On a redécouvert les bienfaits du travail manuel. Couture, broderie, tapisserie, tricot et maintenant le Punch Needle.

C’est tout simplement une manière de broder. Soit avec du fil à broder soit avec de la laine. On utilise une aiguille très spécifique qui permet de former des boucles sur l’envers de la toile. Ce n’est pas sorcier et l’œuvre peut prendre forme assez rapidement.

Cette technique n’est pas toute jeune. Elle pourrait, semble t’il, avoir existé dans l’Egypte ancienne. Mais c’est surtout au 19 éme siècle que les femmes l’ont utilisée pour fabriquer des tapis

Tombé dans l’oubli au début du 20 éme siècle, c’est une jeune artiste, Amy Oxford qui l’a remis au gout du jour. Passionnée, elle a créé une école et une aiguille spécifique portant son nom. L’aiguille Oxford. Dans les années 70 et 80, les tapis d’Amy Oxford sont devenus des objets incontournables de la déco. Joyeux, colorés, fantaisistes, épais et chauds : ils avaient tout pour plaire.

Évidemment, aujourd’hui on peut s’offrir de nombreuses copies de ces tapis. C’est plus difficile d’en trouver des originaux datant des années 70-80 surtout en bon état. Et puis, comme toujours, dans l’univers de la Brocante « Vintage », les prix fluctuent et augmentent considérablement lorsqu’il y a l’effet mode. Un beau tapis peut se trouver à 1 000 €, 400 € pour les plus petits.

Mais si vous avez envie d’en fabriquer un vous-même, aucun problème. Vous trouverez tout ce qu’il faut sur le marché des travaux manuels. Du petit projet (un sac ou un tableau) jusqu’au tapis ou à la tapisserie murale.

J’ai essayé le Punch Needle avec de la laine assez épaisse et, franchement, j’ai adoré. Le coup de main est pris assez rapidement, l’investissement est minime et j’ai utilisé des restes de pelotes de laine. Il existe des jolis modèles sur Internet et des vidéos qui expliquent comment créer des sacs et des tableaux. 

A vous d’essayer maintenant !

Brocante & Déco : les petits poissons de Vallauris

Produits en grande masse pour les boutiques de touristes, ces plats en forme de poisson font encore le bonheur des collectionneurs et des personnes, comme moi, qui aiment introduire des petites touches de couleurs dans leur déco.

Le village de Vallauris, situé dans le sud de la France, est largement connu pour ses céramiques de bonnes qualités. Dans les années 60 et 70, de grands artistes et potiers sont venus créer du côté de Vallauris. La famille Massier, Picasso ( dans l’atelier Madoura fondé en 1938) Capron et bien d’autres ont signé de très belles pièces (souvent uniques). 

Deux tendances se dessinent, les sujets animaliers et les décors géométriques.

Les petits poissons de Vallauris sont essentiellement des plats de différentes tailles, des coupelles et des vides-poches en forme de poisson.

Leurs couleurs vives et leur brillance en font des objets très décoratifs. Les plats extravagants et colorés des ateliers Vallauris se trouvent assez facilement et à des prix tout à fait corrects.

Que ce soit pour débuter une collection ou seulement pour apporter une touche de vintage et de couleur à votre intérieur du XXI éme siècle, les petits poissons De Vallauris sont parfaits.

Colorés, drôles et résistants, ils feront votre bonheur.

Le Canevas ? Pas si démodé !

Impossible de ne pas connaître et se souvenir des tableaux en canevas réalisés par nos grands-mères.

Souvenez-vous de ces (parfois gigantesques) créations accrochées comme un tableau sur un mur du salon.

Grâce au mouvement de l’Upcycling, les créatrices et créateurs donnent une nouvelle vie à ces tableaux un peu désuets. Très faciles à trouver dans les recycleries, les canevas deviennent des vêtements, des sacs, des bijoux, des coussins et même des meubles.

Le canevas en tant qu’activité manuelle – tout comme le tricot, le crochet et la broderie – est redevenu à la mode. Il permet de se sentir mieux, de se détendre et de canaliser ses émotions tout en prenant le temps de créer des œuvres. Le canevas apporte une vraie satisfaction personnelle et un bien-être immédiat.

Pour vous donner une idée de tout ce que l’on peut faire avec un canevas un peut désuet, rien de tel que l’artiste suédoise Ulla –Stina Wikander. 

Elle recouvre tous les objets qu’elle déniche dans des brocantes avec des pièces- petites ou grandes – et en fait des œuvres spectaculaires qui ont trouvé une place dans de nombreuses expos à travers le monde.

https://www.ullastinawikander.com

Il est aussi assez facile de fabriquer des sacs à partir de canevas. Pour les plus aguerris pourquoi ne pas tenter de recouvrir un meuble – pouf, canapé, fauteuil, coffre…

Les couturières pourront se lancer dans la création de veste, de manteaux ou de jupe : Résultat garanti !

Considérant le temps qu’il a fallu pour faire un canevas, le prix actuel est complètement dérisoire.

J’en ai trouvé un à 2 € pour une pièce moyenne (représentant une scène de campagne) et un autre à 5 € pour une grande pièce (1,20 m sur 1 m).

Un dernier conseil, ne lavez pas les canevas à la machine à laver, préférez l’eau froide et le savon de Marseille et allez-y doucement. Certaines pièces sont très fragiles.

Chenonceau : un château sur le Cher

Ce château est surement un des château les plus connus de Touraine. C’est aussi  » le château des Dames « . Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louise de Lorraine et d’autres personnalités ont vécu dans cette magnifique demeure. A la base, c’était un château médiéval. Thomas Bohier, receveur général de Normandie, qui avait acquis Chenonceau en 1496 lui ajoute un décor de style Renaissance. Et surtout, il fait établir sa nouvelle demeure sur les piles d’un ancien moulin au dessus du Cher.

Un intérieur bien restauré

Portrait du Roi dans toute sa grandeur

Catherine de Médicis

Catherine de Médicis aimait beaucoup Chenonceau et elle passa dans cette magnifique résidence tout le temps que lui laissérent les intrigues et es affaires. Elle y donna des fêtes somptueuses. C’est elle qui fit construire la haute galerie à deux étages au dessus du pont de Diane de poitiers. Catherine de Médicis y accumula de nombreuses statues venues d’Italie.

Les jardins

Les jardins du château ne furent pas négligés. Les parcs se remplirent de terrasses, de cirques, de grottes et de ruisseaux. Un jardin vert a été créé dérriére les Dômes, dans un goût à l’Italienne.

Un tunnel de coloquintes suspendues dans le jardin potager

La grande et la petite histoire se sont déroulées au château de Chenonceau. Des tas de personnes connues y ont séjourné. Notons, par exemple que George Sand et Jean-Jacques Rousseau se sont promenés (mais pas ensemble!) dans les jardins du château en réfléchissant – peut-être – à leurs oeuvres litteraires à venir.

Esprit créatif : Essayez le BOOKFACE

Quand on s’aperçoit qu’un livre peut devenir plus qu’un moment de lecture. Quand la couverture d’un livre peut devenir le support d’une œuvre d’art.

Et quand le tout est immortalisé sur une photo et qu’on partage cette œuvre avec le monde entier. Alors votre photo participe a un grand mouvement artistique qui s’appelle le BOOKFACE.

A vrai dire, c’est une idée simple mais il fallait quand même y penser. Il s’agit tout simplement de prendre une photo de la couverture d’un livre ( votre préféré, c’est plus sympa!) avec tout autour de la jaquette un plan qui reflète la continuité de celle-ci.

Le principe est de se photographier en se masquant le visage avec la couverture du livre.

 » Vous ne pouvez pas épuiser la créativité. Plus vous l’utilisez, plus vous en avez. »

Maya Angeloo – Ecrivaine américaine (1928-2014)

Ce mouvement n’est pas nouveau, il date d’une bonne vingtaine d’année. Même si un genre de création de ce style a été en vogue dans les années 70.

Le numérique a bien entendu facilité la propagation du mouvement BOOKFACE. Et même si dans l’art tout va très vite et se démode rapidement, cet art photographique reste d’actualité. Créativité et drôlerie en ont fait une sorte d’art du web. Il est facile de se mettre en avant avec un livre devant soi. Tout le monde peut s’y essayer.

Il est parfois difficile d’avoir une idée précise de ce que l’on peut ou veut faire. Un peu d’aide ne fait jamais de mal. Alors si vous manquez un peu d’inspiration ou si le concept vous parait encore un peu flou, n’hésitez pas à faire un tour sur la plus grande galerie d’art du BOOKFACE : Instagram.

De nombreuses librairies suivies par des bibliothèques du monde entier se sont amusées à jouer le jeu du mouvement BOOKFACE. Autant pour promouvoir leurs livres que pour s’amuser à remplir leur Instagram.

 » l’Art est le fruit de la créativité des gens libres. » J.F Kennedy

Avec le projet Album+Art ( @Albumplusart ) http://www.instagram.com/albumplusart/ vous découvrirez des clichés mariant peinture classique et pochette d’albums contemporains. Michael Jackson dans Le zouave assis de Van Gogh ou Leonard Cohen dans une peinture de Monet.

Un régal pour qui aime la peinture, la lecture et la photographie : 3 arts en un! Que demander de plus ?

Pas besoin d’ un compte Insta pour vous lancer dans le Bookface, vous pouvez prendre vos propres clichés avec vos propres livres et les mettre dans votre ordi. La création d’un album perso, rien que pour vous et par vous est un moment de plaisir indéniable.

Pas de règle à suivre, vous pouvez faire ce que vous voulez. Choisir n’importe quel livre du moment que la couverture vous inspire.

Vos créas seront bien au chaud dans un dossier de votre ordi. A regarder pendant les jours de grisaille et vous dire que vous avez été suffisamment génial pour créer ces drôles de photos. Regonflage d’estime assuré.

Une balade amicale en Touraine

Il m’arrive assez souvent de faire des balades au bord du Cher, prés du village de Chenonceaux. Il y a un petit chemin de terre qui mène juste derrière le château de Chenonceau.

C’est un chemin plaisant surtout en automne, hiver et printemps. Impossible l’été, il y a trop de passage de vélos et de quads. Et ce n’est pas toujours avec bienveillance que les 2 et 4 roues se partagent l’espace. 

Mais moi, cela m’importe peu. J’ai le chemin pour moi toute seule (ou presque) pendant les 2/3 de l’année. Et j’en profite…

J’en profite pour faire de belles rencontres.

Des gens solitaires et peu bavards mais avec lesquels on partage ces moments de balade. On se reconnaît de loin et on se salue avec la complicité de ceux qui savent. Ils savent que ce chemin, bientôt, sera débordant de vigoureux cyclistes et qu’il faut  profiter maintenant de son silence.

Car, oui la nature a un silence qui lui est propre. Les oiseaux et les animaux le savent et en profitent pour sortir eux aussi. Moments magiques que l’on peut parfois prendre en photo sans les déranger.

Car sur ce chemin, le promeneur ( et son chien ) doivent et savent se faire tout petit : ils aiment et respectent la nature.

Le Château de la Bourdaisière

Sur la Rive droite du Cher, on découvre un très beau château logé dans un parc tout aussi ravissant. Complètement entouré d’un mur de pierres le parc de 55hectares, le Château de la Bourdaisiére mérite vraiment qu’on s’y arrête pendant quelques heures.

D’abord pour son histoire qui n’est pas des plus paisible. Il fut détruit par le Duc de Choiseul par simple mesquinerie ( il ne voulait pas que son ennemi le duc d’Aiguillon qui était propriétaire du château de Véretz juste en face ne puisse avoir une aussi belle vue que celle du château de la Bourdaisiére) et à partir de la fin du XVIII ème siècle Armand Joseph Dubernad (armateur)commence la reconstruction du château qui se poursuit, au XIXe siècle, avec le baron Joseph-Jérôme-Hilaire Angellier (1778-1857 ; polytechnicien, préfet, pédagogue ; suivi de son fils Gustave-Louis-Charles Angellier) qui décide de reconstruire le château dans un style néo-renaissance.

Acheté par un Anglais en 1938, il est occupé par les allemands, puis à la Libération par une école militaire. Il est ensuite rendu à ses propriétaires qui le laissent à l’abandon. Les communs, les douves, l’ancienne chapelle et le parc avec la porte du XVI ème siècle sont inscrits aux monuments historiques en mars 1947. En 1959, après la vente aux enchères de l’ensemble des meubles, le château est vendu à la commune de Montlouis qui y installe une maison de retraite. Il est ensuite remis en vente en 1988 et en 1991. En 1991 une date plus qu’intéressante pour ce château car, les nouveaux propriétaires, les frères De Broglie vont en faire ce qu’il est maintenant : une résidence hôtelière, un conservatoire de la Tomate et inauguré au printemps 2008, le DAHLIACOLOR qui  a été repensé en 2012 par le célèbre paysagiste Louis Benech.

Le jardin contemporain est composé de parterres de dahlias de plusieurs variétés traités comme des taches de couleur, il permet de découvrir l’extraordinaire biodiversité de cette fleur éclatante et généreuse. Ce jardin regroupe aujourd’hui plus de 5 000 tubercules, avec 400 variétés différentes dans la forme et la couleur. C’est un régal pour les yeux. Lorsque j’ai visité les jardins, il faisait très chaud et les légumes étaient quelque peu fripés, les Dahlias un peu défraichis et le ciel d’un bleu incroyable.

Il est facile d’imaginer ces jardins sous une température plus clémente, peut-être en début d’Automne ?

N’hésitez pas à parlez avec les jardiniers, ils sont vraiment sympathiques et pas avares de conseils sur les légumes et les Dahlias. Et puis il y a l’éolienne Bollée mise au point par Ernest-Sylvain Bollée (1814-1891) pour le pompage et l’élévation de l’eau qui est vraiment impressionnante sous le ciel bleu azur.

Toutes les photos de cet article ont été prise le 30 Aout 2025 sous un soleil de plomb. Je vous parlerais des jardins dans un autre post car ils méritent largement plus que quelques phrases et deux ou trois photos.

Bon Week-end à tous et, pour la Journée du  Patrimoine, je vous invite à aller découvrir les belles demeures de Touraine.